La Fast Fashion & Ses Conséquences

Choisir d’acheter de la seconde main, c’est choisir une autre voie que celle de la fast fashion et de ses conséquences désastreuses.

Mais la fast fashion, qu’est ce que c’est ?

C’est le renouvellement des collections de manière intensive et massive, produites à moindre coût de l’autre côté de la planète, avec de lourdes conséquences, pour l’environnement mais également pour les droits sociaux et humains

L’environnement

L’industrie de la mode est l’une des plus polluantes : 100 milliards de vêtements sont vendus chaque année dans le monde, entraînant 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre par an, soit 10 % des émissions mondiales. Ce chiffre inclut notamment le transport des vêtements : on estime qu’un jean peut parcourir jusqu'à 65 000 km du champ de coton au magasin de vente, soit 1,5 fois le tour de la planète.

Le textile est également le 3ème secteur le plus consommateur d’eau dans le monde après la culture du blé et du riz, utilisant 4% de l’eau potable disponible sur notre planète, alors que certaines populations n’y ont aucun accès. De plus, cette industrie exploite des ressources non renouvelables pour produire les fibres synthétiques qui composent les vêtements, comme le polyester. En effet, 70% de ces fibres sont constituées de pétrole : 70 millions de barils sont nécessaires pour produire 40 millions de tonnes de polyester chaque année. 

Voir article : Quelles matières privilégier pour nos vêtements ?

Les droits humains et sociaux

Les conséquences sociales de l’industrie du textile sont alarmantes : exploitation des enfants et des femmes, salaires précaires et conditions de travail indécentes.

En effet, les multinationales sous-traitent dans des pays comme le Bangladesh, le Vietnam ou le Cambodge, où la main d'œuvre est la moins chère, et où le droit du travail n’est pas aussi réglementé qu’en Europe. Selon l’Organisation Internationale du Travail, 60 millions de femmes dans le monde travaillent 12 heures par jour pour l’industrie du textile. Les enfants sont eux 79 millions à être exploités. Au Bangladesh, 15% des enfants issus des bidonvilles de la capitale Dacca âgés de 6 à 14 ans exercent un travail à temps plein. Déscolarisés, ils travaillent 64 heures par semaine, pour un salaire de 30 euros par mois.

Beaucoup d’ONG se battent aujourd’hui pour changer les choses. C’est le cas de "Collectif Éthique sur l’étiquette", un regroupement de solidarité internationale, de syndicats et d’organisations de défense des consommateurs. 

Créé en 1995, il a pour mission de défendre le respect des droits humains au travail dans les chaînes de sous-traitance mondialisées, notamment l’habillement.

On peut citer également le travail de Raphaël Glucksmann, un député européen français qui milite activement pour le sort de ces pays. Il partage notamment ses actions sur son compte Instagram (@RaphaëlGlucksmann).

Quand on sait que l’équivalent d’une benne de vêtements est jetée chaque seconde dans le monde, on peut se demander s' il n’est pas temps de changer nos habitudes : ralentir nos achats et mieux en choisir les marques, pour une consommation plus durable, notamment grâce à la seconde main.

Sources utilisées :  “La mode sans dessus dessous” de ADEME, Novethic & rapport ODI

Retour au blog